Archives de catégorie : Actualité académique

Compte-rendu du CAEN du 28 Septembre 2020

Le CAEN (périmètre Rouen) s’est tenu le 28 septembre 2020 sur le projet de création du lycée de Bourg Achard, Campus lycéen international innovant numérique normand (CLIINN).
Les membres du CAEN étaient consultés sur le projet de la région qui veut faire de ce lycée un Etablissement public local d’enseignement international.

Ce type de lycée dit «international » créé par la loi sur l’école de la confiance est dérogatoire à la réglementation habituelle sur les lycées.
Il permet un recrutement des enseignants et des élèves sur dossier et tourne clairement le dos à la mixité sociale. Il permet aussi le financement par des fonds privés et l’intervention de ces acteurs privés dans le fonctionnement même de l’établissement.

Nous avons rappelé que le code de l’éducation prévoit pour les EPLEI : Art. D. 421-161.-« La proportion des élèves préparant les diplômes nationaux du brevet et du baccalauréat qui ne sont pas assortis de l’option internationale ni préparés dans une section binationale ne peut être supérieure au tiers des effectifs de l’établissement ». Cela veut dire pour nous que seulement 333 élèves pourraient intégrer ce lycée sans être en section internationale. Est-il acceptable que certains élèves soient exclus du lycée qui va se construire sur leur secteur ?
Nous n’avons eu aucune réponse satisfaisante sur ce point précis. Le Rectorat a évoqué la possibilité d’étudier le statut précis de l’EPLE international ou pas en concertation avec la Région.
Nous avons rappelé que la région nous consultait pour l’instant uniquement sur la création d’un EPLEI avec tout ce que cela comportait comme conséquences en termes de dérégulation.
Cette question a été centrale dans les débats au sein de ce CAEN.
Sur la question des installations, nous avons eu la confirmation que rien n’était prévu en intramuros comme salle de classe pour l’EPS. Nous avons rappelé que cela était inadmissible.

VOTES:
Le vote sur la création d’un EPLEI a été largement rejeté : 19 contre, 2 pour, 1 abstention.
Pour porter une solution positive, nous avons mis au vote le vœu suivant : « La FSU propose la création d’un LPO avec le statut d’EPLE à Bourg Achard ». Ce vœu a été largement suivi par les représentants du CAEN : 17 pour 5 abstentions.

CHSCT D 76 : Réponses à certaines questions liées au COVID

Le CHSCT D 76 était réuni ce jeudi 10 septembre avec un seul point à l’ordre du jour :

« La rentrée 2020 et le COVID ». Nous avions de nombreuses questions à poser et demandes de précisions, émanant d’appels téléphoniques, mails, fiches SST :

– Les mises en isolement de classes, d’élèves, de collègues seront très différentes selon les circonstances locales. C’est le directeur, ou chef d’établissement qui est chargé d’établir la liste des personnes contact avec une personne susceptible d’être infectée, en lien avec l’ARS (Agence Régionale de Santé). Une enquête sera menée pour valider les cas contacts, les résultats dépendront des types de masques utilisés (tissu ou chirurgical), des croisements d’élèves dans la cour ou les couloirs, et particulièrement lors de la cantine ou l’EPS. 

– Lors d’une mise en isolement d’un collègue pour une suspicion de COVID, ou cas contact, et dans l’attente des résultats du test, on est placé en ASA (donc pas de journée de carence) Il faut cependant bien le préciser à votre hiérarchie (chef d’établissement ou IEN) : demander un certificat de mise en isolement à votre médecin et non pas un arrêt maladie.

Les masques : nous avons abordé la difficulté de porter les masques tissus, le problème du lavage, du nombre de masques distribués (il n’est pas le même pour tout le monde) et encore plus important le degré de protection de ces masques. En effet les masques tissus répondent à une norme AFNOR de fabrication qui ne garantit pas un degré de protection. Il nous a été précisé que ces masques n’étaient relativement efficaces que s’ils étaient portés par toutes les personnes présentes dans la même salle, ce qui n’est bien sûr pas le cas dans le premier degré.

– Les masques transparents : le ministère est en commande de 300 000 masques transparents, destinés aux enseignants ayant des élèves à trouble de l’audition, les ULIS TSA, ils sont appelés « masques inclusifs ». Pour l’instant l’usage de ces masques en maternelle CP, n’est pas à l’ordre du jour.

Un avis a été voté à l’unanimité des organisations syndicales demandant que les masques tissus soient remplacés par des masques chirurgicaux de type II, et des masques FFP2 fournis aux personnels sensibles.

Ne restez pas isolé.e et n’hésitez pas à poser vos questions :

Les représentants au CHSCT Académique et Départemental sont :

Jérôme Dubois : jdsnuep@free.fr   tél :06 19 92 75 91

                           Agnès Bonvalet : agnesbonvalet@gmail.com

                                                          Hassouna Tabet : hassouna.thabet@noos.fr

Rentrée difficile dans les lycées professionnels

Aux difficultés de la réforme s’ajoutent celles d’une reprise sans organisation nationale claire. Ici, les élèves restent dans leurs classes et les professeurs se déplacent, là, les élèves changent de salle à chaque heure. Et ce, malgré un protocole sanitaire qui donne des orientations dans certaines disciplines. Que dire alors des ateliers, où il n’y a eu aucune recommandation de la part du Ministère ? Chacun doit se débrouiller sans être sûr de protéger ses élèves et lui-même. Espérons que les cas ne vont pas se multiplier dans nos établissements. D’autant qu’aucun masque n’est fourni à nos élèves très majoritairement en difficulté sociale. Comment être sûr dans ces conditions que tout le monde est bien protégé ?

Ces élèves, souvent en grande difficulté scolaire, n’auront pas non plus d’aide pédagogique supplémentaire. La plupart des décrocheurs se situent dans nos établissements. Pour autant, le Ministre refuse de repousser sa réforme et de dédier les heures de co-intervention ou de chef d’œuvre pour faire de la remédiation. Dans ces conditions, l’année s’annonce difficile pour tout le monde au détriment de la santé, du bien-être de chacun et de l’éducation de nos élèves !     

Faites-nous remonter les difficultés rencontrées, que l’on puisse renvoyer au Ministère ce qu’est la réalité du terrain, bien différente de ce que le Ministre annonce dans ses apparitions toujours très médiatisées…             

STAGES SYNDICAUX

Nous vous proposons 2 stages syndicaux en Mars.

Les stages de formation syndicale sont de droit: titulaire, stagiaire, contractuel ou vacataire, syndiqué ou non, vous pouvez y participer. Vous avez droit à 12 jours maximum par année scolaire de congé pour formation syndicale. Vous devez en faire la demande un mois à l’avance au secrétariat de votre établissement, en déposant une demande d’autorisation d’absence pour exercice du droit syndical à votre secrétariat. Aucune convocation n’est nécessaire.

Jeudi 12 Mars 2020

au local du SNUEP-FSU, 4 rue Louis Poterat, 76100 Rouen de 13h 30 à 16h30

Stage INTRA: Comment faire ses vœux au mouvement Intra académique? Quels changements en 2020?

Jeudi 19 Mars

de 9h30 à 16h30 au Lycée Palissy à Maromme

Droits et obligations des PLP: Congés, promotions, rôle des instances de l’établissement, obligations de services, ce sera l’occasion de faire le point sur vos droits et obligations au quotidien.

Déclaration CAPA INTRA du 18 Juin 2019

Déclaration CTA du 4 Juin 2019

Déclaration commune au CTA du 4 juin 2019 SNUEP-FSU / CGT /SNEETA-FO

A l’ordre du jour de ce CTA, il nous est proposé d’examiner le projet du Rectorat de réorganisation de la filière GA dans notre académie.
Monsieur Blanquer a annoncé, en mai 2018 dernier, sa volonté de diminuer par 2 le nombre de sections GA (Gestion-Administration). Ce Bac Pro, créé en 2012, émanant de la fusion des Bacs Pros Comptabilité et Secrétariat, est dans le collimateur de M. le Ministre qui le juge peu attractif pour les entreprises au prétexte que les élèves seraient moins qualifiés, moins professionnels. La filière GA pèse lourd. Avec 70 000 élèves et 4 136 enseignants, elle est numériquement la plus importante de l’enseignement professionnel.

Après l’annonce de la fermeture de 5 classes de GA dans le public pour la rentrée 2019 au CTA de janvier 2019 – ce qui représente une réduction des capacités d’accueil de 158 places « compensées » par la seule augmentation de 15 places de la capacité du Bac Pro ASSP à Vernon – nous découvrons la nouvelle carte cible pour la rentrée de 2020 qui prévoit la fermeture de 9 nouvelles classes de GA dans l’académie !
C’est une attaque sans précédent contre l’enseignement professionnel public et laïque, contre la formation qualifiante et diplômante dans les lycées professionnels publics dits « du tertiaire », contre le service public de façon générale.

Ces fermetures de classes représentent encore 268 places en formation diplômante et qualifiante fermées à un public pour l’essentiel fragilisé et féminin.
Sur les rentrées scolaires 2019 et 2020, notre académie passerait de 27 classes de GA à seulement 12 classes, soit la perte de 15 classes dans nos établissements, sans compensation par de nouvelles ouvertures malgré les promesses du Ministre !
L’effectif de 778 élèves en GA à la rentrée de septembre 2018 passerait à 368 élèves à la rentrée de septembre 2020, soit une perte de 410 places en 2 ans ! Cela signifierait 410 élèves sans offre de formation professionnelle et qualifiante leur permettant une insertion dans la vie active ou une poursuite d’études dans ce domaine.
Seules 3 propositions d’ouvertures sont envisagées, soit l’équivalent de 90 places en lycée professionnel.
La rénovation de la voie professionnelle passe donc par son dépeçage et cela commence par le Bac Pro GA !
Cette fusion des Bac Pro Comptabilité et Secrétariat, ne préfigurait-elle pas l’expérimentation grandeur réelle de la déprofessionnalisation de nos formations et des diplômes avant la généralisation à l’ensemble des formations regroupées en familles des métiers. On pense évidemment, dans l’immédiat, à la fusion des Bac Pro Vente et Commerce.
Plus généralement, ce démantèlement de la filière GA est à mettre en cohérence avec Parcoursup qui restreint les possibilités de poursuite d’études pour les bacheliers professionnels.
Alors quid des enseignant en GA aussi bien en enseignement professionnel qu’en enseignement général ? Ce démantèlement de la filière plonge des centaines collègues dans l’angoisse et l’incertitude.
Dans notre académie, 30 à 40 collègues seraient impactés par des reconversions forcées ou des départs facilités comme le prévoit la loi de transformation de la fonction publique pourtant rejetée par l’ensemble des organisations syndicales.

A l’heure du procès de l’entreprise Orange, Monsieur le Ministre et par son intermédiaire le Rectorat de Rouen, va appliquer le même type de management concernant cette filière. La maltraitance envers les collègues, obligés à une mobilité géographique et/ou fonctionnelle, comme pour des centaines d’élèves se retrouvant sans formation GA proche de chez eux (comme à Neufchâtel), est inadmissible et doit cesser.
Pourtant, interpelée sur la question, la DGESCO a clairement précisé qu’il n’y aurait aucune fermeture de Bac Pro GA dès lors que ces derniers font le plein des effectifs, ce qui est le cas dans notre académie (seules 55 places vacantes).

En outre, le Ministre Blanquer annonçait l’ouverture de nouvelles formations pour compenser les fermetures de GA, sauf qu’aucune ouverture ne nous est présentée.
C’est pourquoi nous demandons solennellement à Madame le Recteur d’annuler ces projets de fermetures pour la rentrée 2019 dès lors qu’aucune proposition sérieuse, tant pour les jeunes et les familles de l’académie, tant pour les collègues des établissements ciblés, nous ait été présentée.
L’intersyndicale demande une audience en urgence à Madame le Recteur.

Vœu proposé : vote : pour 8 (FSU/FO/CGT) NPPV 2 (UNSA)
Les membres du CTA demandent la saisie du CHSCT académique pour étudier la réorganisation de la filière GA et ses impacts sur les personnels après l’annonce des 15 fermetures de classes.

Le 9 mai sauvons la Fonction Publique, défendons nos conditions de travail!

Fonction publique : Grève unitaire et manifestations le 9 mai prochain

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.
(lire la suite dans le communiqué)

GDE Erreur: Erreur lors de la récupération du fichier - si nécessaire, arrêtez la vérification d'erreurs (404:Not Found)

Rouen 10h30 Clémenceau
le havre 10h30 Franklin
Dieppe 10h30 Mairie
Evreux 14h Bel Etat

Déclaration CAPA d’installation du 8 janvier

Déclaration du SNUEP-FSU

CAPA du 8 janvier 2019

Mesdames, Messieurs,

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour l’installation de la CAPA pour la prochaine mandature. Or celle-ci s’annonce difficile pour les personnels et nos futurs élèves.

Tout d’abord, la réforme de la voie professionnelle inquiète notre syndicat et les personnels. En effet elle supprime encore une année de formation professionnelle pour les élèves, après la réforme du bac pro 3 ans, diminue drastiquement les heures d’enseignement général et impose des heures de co-enseignement à certains. Rappelons que cela a déjà existé sous la forme des PPCP (projets professionnels à caractère pluridisciplinaires) qui ont été abandonnés car n’apportaient rien de plus à la formation ni aux élèves. Le faux prétexte d’aligner les horaires des lycéens professionnels avec ceux des lycées de la voie générale et technologique n’est encore qu’une communication de la part du Ministère. En effet, les autres lycéens, n’ayant pas de PFMP, bénéficieront de plus d’heures d’enseignement général. Comment, dans ces conditions, préparer des lycéens arrivant en LP avec de grosses lacunes et de la démotivation, face à l’école, vers le BTS ? Que vont donner les DHG ? Combien de postes seront supprimés à cause de cette réforme ?

Nous ne nous leurrons pas en disant que cette réforme ne poursuit qu’un but: celui de supprimer des postes !

Il en va de même en ce qui concerne la fusion des bac pro vente et commerce. Qui dit un seul diplôme dit fermetures de sections ! De plus, le Ministère veut-il faire un bac pro GA bis ? Les syndicats avaient mis en garde l’ensemble de la communauté éducative lors de la mise en place. Ils n’ont pas été écoutés et l’on en voit aujourd’hui les conséquences avec un nombre de fermetures conséquent aujourd’hui. Combien de postes vont être supprimés avec les fermetures annoncées pour la rentrée ?

Dans le même temps, le nombre de postes proposés aux concours diminue de façon inquiétante alors qu’aujourd’hui nous manquons déjà de remplaçants. Mais par un coup de baguette magique notre Ministre propose que les profs fassent 2 heures supplémentaires obligatoires à la fois pour compenser ces manques mais également pour répondre aux demandes répétées des syndicats et des collègues d’une revalorisation salariale. Prendon les professeurs pour des imbéciles ? Le métier, selon différentes études, est de plus en plus difficile et les conditions de travail se détériorent. Les PLP attendent une vraie reconnaissance et non des effets de manche. Nous refusons que le ministère cherche à faire des économies en sacrifiant nos conditions de travail.

Sur un autre registre, parlons de la soi-disant loi de confiance. Pour le SNUEP-FSU, le ministre tente, par cette loi, d’assujettir la profession et d’éviter toute forme de critique, au risque, pour les enseignants, de perdre leur emploi !

Le SNUEP-FSU s’insurge de cette démarche et rappelle au ministre que la confiance ne peut passer par autre chose que par le dialogue et l’écoute, ce qu’il se refuse à faire actuellement avec les personnels et les jeunes mobilisés contre ses réformes néfastes. Avec son projet de loi, le ministre prépare une école de la défiance, de la concurrence et du contrôle.

Il y a déjà des problèmes de répression, de chantage de la part des personnels de direction ou des inspecteurs. Que se passera-t-il alors lorsque cette loi entrera en vigueur ?

Oui cette CAPA s’ouvre sous de tristes auspices pour l’avenir de l’enseignement professionnel sous statut scolaire, pour les élèves actuels et futurs et pour tous les PLP et le SNUEP-FSU ne manquera pas de combattre ces réformes injustes et qui seront sources de mal-être pour les collègues.

Sur un autre registre, la période d’étude des mutations inter-académiques s’ouvre et le SNUEP-FSU souhaiterait que le rectorat lui fasse parvenir la liste d’aptitude des DDFPT ainsi que la remontée des postes demandés auprès du Ministère par l’académie comme cela se fait dans d’autres académies.

STAGE SYNDICAL REFORME VOIE PROFESSIONNELLE

Nous organisons un stage sur la Réforme de la Voie Professionnelle: Lundi 4 Février, au Lycée Blaise Pascal à Rouen de 9h30 à 17h.

Il sera animé par Axel Benoist, secrétaire national.

Grilles horaires, familles de métiers, impact sur les postes et sur l’orientation des élèves, vous saurez tout.

Pour y participer, vous devez déposer votre demande d’autorisation d’absence un mois avant la tenue du stage donc avec les vacances de Noël, il faudra la déposer avant le 21 décembre.

Vous trouverez un modèle de lettre ici