CHSCT D 76 : Réponses à certaines questions liées au COVID

Le CHSCT D 76 était réuni ce jeudi 10 septembre avec un seul point à l’ordre du jour :

« La rentrée 2020 et le COVID ». Nous avions de nombreuses questions à poser et demandes de précisions, émanant d’appels téléphoniques, mails, fiches SST :

– Les mises en isolement de classes, d’élèves, de collègues seront très différentes selon les circonstances locales. C’est le directeur, ou chef d’établissement qui est chargé d’établir la liste des personnes contact avec une personne susceptible d’être infectée, en lien avec l’ARS (Agence Régionale de Santé). Une enquête sera menée pour valider les cas contacts, les résultats dépendront des types de masques utilisés (tissu ou chirurgical), des croisements d’élèves dans la cour ou les couloirs, et particulièrement lors de la cantine ou l’EPS. 

– Lors d’une mise en isolement d’un collègue pour une suspicion de COVID, ou cas contact, et dans l’attente des résultats du test, on est placé en ASA (donc pas de journée de carence) Il faut cependant bien le préciser à votre hiérarchie (chef d’établissement ou IEN) : demander un certificat de mise en isolement à votre médecin et non pas un arrêt maladie.

Les masques : nous avons abordé la difficulté de porter les masques tissus, le problème du lavage, du nombre de masques distribués (il n’est pas le même pour tout le monde) et encore plus important le degré de protection de ces masques. En effet les masques tissus répondent à une norme AFNOR de fabrication qui ne garantit pas un degré de protection. Il nous a été précisé que ces masques n’étaient relativement efficaces que s’ils étaient portés par toutes les personnes présentes dans la même salle, ce qui n’est bien sûr pas le cas dans le premier degré.

– Les masques transparents : le ministère est en commande de 300 000 masques transparents, destinés aux enseignants ayant des élèves à trouble de l’audition, les ULIS TSA, ils sont appelés « masques inclusifs ». Pour l’instant l’usage de ces masques en maternelle CP, n’est pas à l’ordre du jour.

Un avis a été voté à l’unanimité des organisations syndicales demandant que les masques tissus soient remplacés par des masques chirurgicaux de type II, et des masques FFP2 fournis aux personnels sensibles.

Ne restez pas isolé.e et n’hésitez pas à poser vos questions :

Les représentants au CHSCT Académique et Départemental sont :

Jérôme Dubois : jdsnuep@free.fr   tél :06 19 92 75 91

                           Agnès Bonvalet : agnesbonvalet@gmail.com

                                                          Hassouna Tabet : hassouna.thabet@noos.fr

FSTG 2020-2021 : le stage de tous les dangers.

Affectations tardives, annulation des oraux d’admissions, oraux de titularisation, cette année inédite se fait aux dépens des stagiaires,

Après une année particulièrement éprouvante et des conditions de concours inédites où seule la note d’admissibilité a permis l’admission, les FSTG (1) ont fait leur rentrée à la fin du mois d’août.


Les concours internes ont donné lieu à une injustice sans précédent : des admissibles se sont retrouvés refusés au concours par la décision du jury de recréer un classement basé uniquement sur les notes des dossiers RAEP. Cette décision fait fi de tout l’investissement et de tout le travail produit par ceux qui espéraient passer leurs oraux d’admission, après avoir été déclarés admissibles. A l’heure où de nombreux postes ne sont pas pourvus à la rentrée, il aurait été plus que légitime et juste de les admettre au concours. Ironie du sort, ce sont souvent ces mêmes recalés qui pourvoient les postes vacants…comme contractuels. Personne n’est dupe : le ministère souhaite seulement maintenir sa politique de suppression massive des postes.

Les concours externes n’ayant pas pu se dérouler selon le calendrier habituel, les affectations de l’ensemble des stagiaires se sont faites début août, parfois deux semaines avant la pré-rentrée. Inacceptable et totalement irrespectueux pour des néo-enseignants devant parfois déménager, in-extremis, à l’autre bout de la France. Ce manque d’humanité dans la gestion des personnels a été ressenti très durement par de nombreux stagiaires. Il faut reconnaître qu’il est difficile de faire pire accueil.

Pour les lauréats privés d’oraux d’admission (2), l’ensemble des FSTG seront soumis, entre mars et juin 2021 à un oral de titularisation. L’arrêté du 20 aout 2020 précise les modalités de celui-ci (3) :

Le fonctionnaire stagiaire sera évalué par un binôme composé d’un membre du corps d’inspection et d’un membre du corps auquel appartient le stagiaire. Les jurés ne seront pas censés connaître le stagiaire avant de passer l’entretien, difficile d’imaginer que cette condition soit toujours respectée. Durant l’entretien, le stagiaire devra présenter une situation professionnelle vécue dans l’année, aux jurés. Cette présentation sera suivie d’un échange avec les membres du jury.

L’ensemble des organisations syndicales, consultées durant l’été, ont affiché leur désapprobation face à l’existence de cet oral de titularisation. L’année de stage est suffisamment lourde pour ne pas rajouter un stress supplémentaire aux FSTG. Ces derniers reçoivent régulièrement des visites de formateurs et d’inspecteurs durant l’année. Cet oral n’apporte donc aucune plus-value.

La section académique du SNUEP-FSU Rouen considère que la rentrée 2020 ne s’est pas faite dans le respect des fonctionnaires stagiaires. Elle rappelle son opposition la plus complète à la tenue des oraux de titularisation et appelle les FSTG à se rapprocher d’elle en cas de difficultés de toutes natures.


(1) Fonctionnaires stagiaires

(2) Cela ne concerne pas tous les concours.

(3) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042284691/

Rentrée difficile dans les lycées professionnels

Aux difficultés de la réforme s’ajoutent celles d’une reprise sans organisation nationale claire. Ici, les élèves restent dans leurs classes et les professeurs se déplacent, là, les élèves changent de salle à chaque heure. Et ce, malgré un protocole sanitaire qui donne des orientations dans certaines disciplines. Que dire alors des ateliers, où il n’y a eu aucune recommandation de la part du Ministère ? Chacun doit se débrouiller sans être sûr de protéger ses élèves et lui-même. Espérons que les cas ne vont pas se multiplier dans nos établissements. D’autant qu’aucun masque n’est fourni à nos élèves très majoritairement en difficulté sociale. Comment être sûr dans ces conditions que tout le monde est bien protégé ?

Ces élèves, souvent en grande difficulté scolaire, n’auront pas non plus d’aide pédagogique supplémentaire. La plupart des décrocheurs se situent dans nos établissements. Pour autant, le Ministre refuse de repousser sa réforme et de dédier les heures de co-intervention ou de chef d’œuvre pour faire de la remédiation. Dans ces conditions, l’année s’annonce difficile pour tout le monde au détriment de la santé, du bien-être de chacun et de l’éducation de nos élèves !     

Faites-nous remonter les difficultés rencontrées, que l’on puisse renvoyer au Ministère ce qu’est la réalité du terrain, bien différente de ce que le Ministre annonce dans ses apparitions toujours très médiatisées…