Affectation en seconde avec Affelnet: l’expérience d’un collègue

Mon fils a fait 5 vœux de filière en BP MRC dans 5 lycées: Gisors, Petit-Quevilly, Rouen, Vernon et Beauvais (Ac. Amiens). Il a refusé de faire un vœu géographique à Gisors en BP GA pour mettre toutes les chances d’intégrer le BP MRC qu’il souhaite.

Il se retrouve au plus près 9ème en liste d’attente à Gisors dont le lycée est juste en face de la maison. Les 60ème ou 130ème positions sur liste d’attente ne veulent plus rien dire à ce stade. On se moque des élèves. Impossible d’avoir la moindre info, malgré mes contacts dans le lycée, sur l’évolution de la liste d’attente jusqu’au 13/7 puis jusqu’à la rentrée.

La seule proposition vient du principal de son collège d’origine qui a proposé une affectation en 2nde Générale pour ne pas redoubler. Avec 9,5 de moyenne annuelle en 3ème, c’est l’envoyer à l’échec assuré!

Mardi 3/9 : il est donc non-affecté. Son stress commence, d’autant plus que son frère jumeau est affecté en 2nde Générale. Tous les jours, il part voir ses copains à la récréation et pendant la pause déjeuner.

Vendredi 6/9: réunion des non-affectés avec la MLDS. La responsable nous tient un discours policé: aucune inquiétude à avoir, il reste des places (sans préciser les filières)…J’interviens plusieurs fois pendant la réunion pour alerter les parents présents de la réalité. On nous promet que chaque enfant aura un entretien individuel l’après-midi. En fait, ce sont des entretiens où les élèves sont regroupés par vœu demandé. Un mensonge de plus. On nous informe que les non-affectés seront pris en charge par la MLDS dans le lycée.

Lundi 9/9: je l’envoie donc au lycée à 8h. On le renvoie à la maison car il faut attendre que la MLDS contacte chaque famille individuellement. Encore un mensonge.

Mardi 10/9: j’apprends qu’une place est libre en BP GA. Je téléphone au lycée qui me renvoie vers la MLDS. La MLDS me répond qu’officiellement, il n’y a pas de place libre donc qu’il faut attendre. Je mets en avant que son frère jumeau est scolarisé au lycée situé juste en face de la maison. Réponse: certains élèves situés à Gournay-en-Bray ont des problèmes de transport et sont prioritaires. Et qu’il n’y a pas de carte scolaire en BP donc pas de rapprochement de fratrie possible. On estime donc qu’affecter mon fils à 40 ou 60 km de la maison, loin de son frère jumeau est normal. Mon fils est de plus en plus stressé de ne pas être scolarisé et se sent rejeté.

Mercredi 11/9: la MLDS m’avertit qu’une place est libre en BP MRC à Gisors. Je me déplace à Vernon l’après-midi même pour accélérer le début de l’immersion.

Vendredi 13/9: début de l’immersion puis Lundi 23/9: affectation officielle.

Mon fils est donc resté 10 jours déscolarisé. Pourquoi dire aux parents que la MLDS prend en charge leurs enfants? Elle traite des dossiers. Il n’y a pas de prise en charge réelle des enfants.

Pourquoi ne pas scolariser les élèves non-affectés dès la rentrée avec une vraie prise en charge? Cela éviterait un stress inutile et leur permettrait de commencer à chercher une solution de réorientation ou d’autres solutions. Un autre problème est le manque de communication. La MLDS communique avec les collèges d’origine mais les collèges ne communiquent pas avec les familles (sauf à de rares exceptions). Ils n’y sont pas tenus dans la procédure. La seule info du collège est la feuille d’affectation arrivée par courrier le Merecredi 25/9 alors que mon fils était déjà inscrit depuis 2 jours.

Comment font les parents qui ne connaissent pas le fonctionnement du système comme je le connais?

CHSCT Spécial Incendie Lubrizol

A la demande de la FSU s’est tenu lundi 30 septembre un CHSCT extraordinaire, suite à l’incendie de l’usine Lubrizol qui a entraîné une situation particulièrement problématique dans l’agglomération rouennaise et au-delà.

Ce CHSCT, alors que la crise n’est pas terminée, n’était pas encore celui du bilan qui viendra nécessairement.

Il a en revanche permis de pointer les nombreux dysfonctionnements constatés lors des journées de jeudi et vendredi, conduisant à des fermetures d’établissement dans des conditions pour le moins chaotiques et tardives, alors même que le feu s’était déclenché avant 3 heures du matin. Ainsi, dans les établissements fermés par arrêté préfectoral, le message officiel n’est arrivé qu’à 9 heures, après donc l’heure habituelle d’entrée des élèves, et 3 heures après la prise de l’arrêté par le préfet. Pire encore, pour les communes hors de l’arrêté, les consignes contradictoires ont généré beaucoup d’incompréhension et de flottement : sur la rive gauche, à deux pas de l’usine, les établissements ont fermé tardivement, alors que le risque de sur accident n’était pas écarté. Sur la rive droite, des écoles sont restées ouvertes alors que les établissements du second degré étaient fermés… Le rectorat devra tirer le bilan de ces retards d’information et revoir la chaîne de diffusion des informations en cas de crise, afin de réduire les délais et de rendre l’information efficace, dans l’intérêt des élèves et des personnels.

Par ailleurs, ce CHSCT a été l’occasion de relayer les inquiétudes des personnels touchés par cet incendie et ses conséquences. Sans se substituer au préfet et aux autorités sanitaires, la rectrice a redit que toutes les précautions avaient été prises pour que les établissements rouvrent lundi dans de bonnes conditions. La FSU s’interroge sur la précipitation et les modalités de ce nettoyage : peut-être fallait-il prendre un peu plus de temps pour nettoyer en profondeur. Un nettoyage quotidien des établissements est recommandé et, concernant les activités sportives, il est recommandé de ne pas utiliser d’installations externes aux établissements sans assurance qu’elles aient été nettoyées. La FSU a regretté que le nettoyage soit limité aux établissements fermés, alors que bon nombre ont été salis par les retombées : l’administration s’est engagée à être vigilante. Faites-nous remonter tout problème ou toute trace suspecte.

Néanmoins, la rectrice reconnaît que des inquiétudes légitimes persistent parmi les personnels comme parmi les parents d’élèves de l’agglomération rouennaise. Une cellule médicale est activée, avec des présences renforcées de médecins et d’infirmiers scolaires dans les zones touchées. N’hésitez pas à les solliciter si nécessaire.

Concernant les collègues qui ont fait valoir leur droit de retrait, le SNUEP-FSU est intervenu officiellement pour les soutenir et rappeler qu’il était du devoir de l’employeur de ne pas mettre en danger la santé des personnels qui lui étaient confiés. A ce titre, le SNUEP-FSU a rappelé l’importance de répondre avec bienveillance aux inquiétudes légitimes des collègues, et non par des menaces de retrait sur salaire. A ce sujet également, contactez-nous en cas de doute.

Formation des enseignants sur les vacances

Le décret sur la formation continue obligatoire a été publié le 8 Septembre 2019, alors qu’il avait pourtant été refusé à 2 reprises au Comité Technique Ministériel. Il s’appliquera aux formations à partir du 1er Avril 2020 (ce n’est pas une blague).
Les enseignants seront informés dès le début de l’année des périodes de vacances concernées par ces formations, qui n’excéderont pas 5 jours par an. Certes, les enseignants sont demandeurs de formation, mais ce qui est imposé là, est en réalité une augmentation du temps de travail et une attaque contre notre statut. Remplacer des enseignants qui sont en formation sur temps scolaire s’avère désormais difficile voire impossible suite aux nombreuses suppressions de postes orchestrées par le MEN. Par cette pirouette, le Ministre contourne le problème et pense faire avaler la pilule en allouant une allocation de 60€ par demi-journée aux collègues qui seront convoqués. Après la 2ème HSA obligatoire, voici bien un moyen de nous faire “travailler plus pour gagner plus”. Inadmissible!

STAGE INTER

Le SNUEP-FSU organise avec le SNES un stage le:

Mardi 26 Novembre de 9h30 à 16h30
à Rouen.

Ce stage est ouvert à tous, syndiqués et non syndiqués !

Vous pourrez vous informer sur:

– les mutations, auxquelles vous allez participer cette année. La saisie des vœux aura commencé;
– le déroulement de la carrière;
Ce sera également l’occasion d’échanger avec les collègues, de réfléchir ensemble aux revendications à élaborer (contenu de la formation adaptée, prise en charge des frais de déplacement, rôle du tuteur, titularisation,etc.)

Ce stage sera animé par des militants du du SNES-FSU et du SNUEP-FSU de Rouen.

Pour y participer, vous devez déposer, au secrétariat de votre établissement, une demande d’autorisation d’absence avant le 20 octobre.
Cette autorisation est de droit, les chefs d’établissement ne peuvent pas vous la refuser, ni vous retirer une journée de salaire !
N’oubliez pas de nous confirmer par retour de mail votre inscription à com.snuep.rouen@gmail.com.

Modèle de demande d’autorisation d’absence ici: http://rouen.snuep.fr/wordpress/documents-pratiques/modele-dautorisation-dabsence/